Vos questions
On entend tout et son contraire… si on faisait le point
« Mais la fessée, c’est pas interdit seulement depuis peu ? »
Non. La loi dit depuis 2019 que frapper, menacer ou humilier un enfant, c’est interdit. Même “juste pour corriger”.
« Pourtant nos parents faisaient ça… »
Oui, mais aujourd’hui on sait que ça fait du mal. La loi a évolué pour protéger les enfants, pas pour juger les parents. Et donc maintenant plus personne ne peut dire :
- « c’est culturel »
- « on a toujours fait comme ça »
- « c’était pour son bien »
« Et là, pourquoi on en parle encore ? »
Parce que la Cour de cassation, le plus haut tribunal en France, vient de dire clairement : le “droit de correction”, ça n’existe pas. Point final.
« Donc on n’a plus le droit de rien dire à son enfant ? »
Si. Bien sûr.
Éduquer, poser des limites, dire non = autorisé.
Frapper, faire peur, rabaisser = interdit.
Éduquer, poser des limites, dire non = autorisé.
Frapper, faire peur, rabaisser = interdit.
« Même une petite tape ? »
Oui. Même. Parce qu’un enfant, c’est petit, fragile, et que la violence marque, même quand elle semble “légère”. La violence psychologique de même.
« Et si l’enfant n’écoute rien ? »
C’est justement le rôle des adultes de chercher d’autres solutions. La violence n’apprend pas à obéir, elle apprend à avoir peur ou à se taire.
« Est-ce que cette loi est là pour envoyer les parents en prison ? »
Non. Elle est là pour dire une chose simple : Un enfant a le droit d’être protégé.
« Si la loi date de 2019, pourquoi ça “se réveille” que maintenant ? »
Parce que la plus haute juridiction en France, la Cour de cassation, n’intervient que quand une affaire arrive jusqu’à elle. Il a fallu un dossier précis, où quelqu’un parlait encore de “droit de correction” pour qu’elle tranche une bonne fois pour toutes.
« Et là, elle a dit quoi ? »
Que le “droit de correction” n’existe pas. Que la loi est claire. Et que frapper, menacer ou humilier un enfant, ce n’est pas de l’éducation.
« Et c’est pour qui tout ça ? La justice, les juges aussi ? »
Oui. Aussi pour eux. Quand la Cour de cassation parle, tous les juges en France doivent suivre.
« Ça veut dire quoi concrètement ? »
Ça veut dire que :
- Un juge ne peut plus minimiser une violence,
- Il ne peut plus parler de “droit de correction”,
- Il ne peut plus fermer les yeux sous prétexte que « ce n’était pas grave » ou « c’était éducatif ».
« Donc un juge n’interprète plus comme il veut ? »
Non. Il applique la loi telle qu’elle est expliquée par la plus haute juridiction. Et là, le message est clair : toute violence envers un enfant est interdite.
« Pourquoi c’est important ? »
Parce que ça protège :
- Les enfants
- Les familles
- Les professionnels
- Et aussi les décisions de justice
« Donc aujourd’hui, il n’y a plus d’ambiguïté ? »
Non. Plus aucune. La loi existe. La justice l’a confirmée. Les juges, comme tout le monde, doivent s’y tenir.